Un peu de lecture...rien de bien méchant.

Chroniqueuse bénévole sous-payée.

22 février 2014 ~ 0 Commentaire

Facteurs d’amour, un métier.

Le 14 février pour la première fois, j’étais facteur(e-trisse) d’amour. Une journée full émotion.

Nous commençons fièrement sur notre « tandaime » à 10h30 avec Alain, qui, accroché au bingo du Kennedy, attend son épouse. Sauf qu’à sa place, il voit débarquer deux folles dingues qui ont un message de sa femme. Il regarde avec attention la station Boose, pensant voir une image de celle qu’il aime. Or, ce sont deux voix cristallines qui s’élèvent en harmonie, telles deux spirales qui tournent et colorent le monde de beauté, telles,.. heu pardon je m’égare. Un peu de self promotion, ça n’a jamais fait de mal à personne. Alain, touché par nos voix (ben si quand même) et par le texte de l’hymne à l’amour (ben oui aussi un peu) et par la magnifique lettre de sa Nathalie (ou Valérie, chais plus), pleure.  Et nous pas. J’en suis presque fière. Il pleure mais moi pas. Je vais assurer cette journée sans mouiller mon képi. Sauf, qu’il se met à doucher et que, bien qu’ayant prévu de pédaler toute la journée pour éliminer la tartiflette qu’on n’a pas encore mangé, on se voit contrainte de continuer en voiture.  De la buvette du tennis club de Vaux à Antoing (Ouuuais, voilà les stripteaseuses !! heu, non nous c’est City parking), de Hollain-Jollain à Rumes,  de la dorcas aux quatre saisons, on ramène des messages d’amour aux gens, alors même que personnellement, j’avoue l’amour, c’est comme le jogging : souvent, je me dis que j’irais bien, mais  à chaque fois, y’a un truc qui foire.

Sauf, qu’on arrive chez Vanessa (ou Nathalie, chais plus) à la Glanerie. Elle n’a jamais entendu parler des facteurs et nous prend, avec son regard suspicieux, pour des témoins de Jehova. Déjà, que le type qui m’a prise pour City parking, je me suis demandée ce qu’il avait bu au déjeuner, la petite dame, je me demande si elle n’est pas daltonienne. Mais bref, elle finit par nous laisser entrer au simple nom de Stéphane (ça j’en suis sûre) comme si le prénom de son cher et tendre était synonyme de tout ce que le monde porte de plus beau. L’hymne à l’amour, la dame s’est accrochée à son ado pour ne pas flancher. On lui lit et donne la lettre de Stéphane. Les yeux rougis et le nez coulant elle la prend en tremblant, pas sûre qu’elle nous ait vues partir. Moi, je ne pleure toujours pas mais d’un coup, je recrois au jogging.

Et puis, tout a basculé. Nous arrivons chez Mamy Jacqueline, ça aussi j’en suis sûre, je ne l’oublierai jamais. Du cinquième étage de son immeuble, la toute petite mamy Jacqueline descend pour voir ce que c’est que ces dingues de la poste sentimentale qui disent avoir un message. L’hymne à l’amour résonne dans le sas minuscule de l’immeuble. Sauf, que résonne encore plus les Slurps, snirfs, chrulmps de Mamy Jacqueline. Fichtre, elle nous a eues. Plus moyen pour moi d’allonger une seule note qui n’en comporte pas douze tellement ma voix tremble. Je ne vois plus les paroles. Et le message des petits enfants nous achève : « On trouvait que de là où il est, ça allait faire sourire Papy » Je vous demande pardon ? Je vous assure que là, y’a plus personne qui sourit. Il me faut 34 minutes pour arrêter de Slurper mes niflettes, on l’aurait bien emmenée avec nous mamy Jacqueline pour pas la laisser toute seule au cinquième en repensant à Papy qui -qui sait ?- est peut-être parti « là où il est » la semaine dernière. Non mais des fois !!! Et on repense à ce qu’on vient de chanter :  « Dieuuuu, réuuuuuni ceuuuuux qui s’aaaaAAAAAaaaimeeent » Non de djeu, ptet qu’on a donné envie à Mamy de descendre du cinquième par l’extérieur ???? Quand je pense à mon facteur, heureusement que lui, il ne voit pas le contenu de mon courrier, ni celui des voisins. Sinon, après trois factures Belgacom, mazout et taxe régionale, il se prendrait à son guidon. La poste, un métier, je vous le dis.

 On s’en remet doucement au QG avec une farandole endiablée et quelques « Tequila !» (qui, mine de rien commence un peu à manquer) et  à Antoing avec un « Stand By Me » improvisé et magnifiquement accompagné à la guitare (de rien Julie). Sauf que notre dernière course c’est pour Madame Tûûût qui ne veut plus entendre parler de  Monsieur Tûûût dont elle s’est séparée depuis trois  jours. Je suis sur les genoux et il faudrait que les derniers me reprennent l’envie de Jogger ?? Fichtre. Heureusement, le destin en a décidé autrement. Il faut qu’on retourne au QG. Et misère, ça m’aurait bien couté de ne pas y être retournée. Nous voilà embarqué à Rumes pour « flirter avec toi » pour 25 personnes, une coupette affonée au passage et nous voilà à fromage-land dans la halle aux draps (même Christine de Lalaing doit l’avoir senti)  pour une version, comment dire..brouhahatesque de « j’te l’dis quand même » de Bruel pour terminer au Carillon avec « Quand on n’a que l’amour » version castra.  J’ai plus de souffle, j’ai l’impression d’avoir fait…un jogging. Mais une chose est sûre, l’année prochaine, je recommence.

07 février 2014 ~ 0 Commentaire

J’ai testé pour vous (oui je sais y’a longtemps) « 12 years a slave » de Steve Mc Queen.

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Nôôôn mesdames, ne pensez pas Steve McQueen, le bonard blond plein de muscles avec des lunettes de soleil, et d’ailleurs mort depuis 1980.  Non, c’est pas lui.  Non, l’homonyme Steve McQueen est Nwaar. (yerk)  Personne n’est parfait. Mais ceci explique probablement cela, puisque « 12 years a slave » parle comme son nom ne l’indique pas en anglais, d’esclavage.

Alors, des films qui parlent d’esclavage, on en connaît. L’esclavage on sait ce que c’est. On sait où, quand, comment, par qui. Ici, on va juste pour voir l’histoire particulière de l’un d’entre eux. Et j’ai appris des choses. Puisque au début de l’histoire on voit, qu’à New York en 1840, des hommes noirs et leurs familles vivaient libres, dans des beaux costumes trois pièces. Leurs femmes portaient les belles robes à la Scarlett O’Hara qui allaient, selon moi, quand même mieux à Scarlett qu’aux black. Parce que moi une jolie femme noire dans une robe à cerceaux rose, je trouve que ça pique aux yeux. Bref, ils étaient libres. Sauf que de vils méchants à l’esprit tordu voyaient les choses autrement et notre Salomon, c’est comme ça qu’il s’appelle, se retrouve enchaînés, enlevés, transférés, fouetté, et tous les mots pas cool en é.

Si je suis allée voir ce film, c’est pour plusieurs raisons. J’ai ouï dire à plusieurs reprises, qu’on ressortait de là avec l’impression d’avoir pris une claque dans la gueule. Mouais. J’expliquerai. Deuxièmement, il faut quand même reconnaître que ce petit teint halé (qui m’a valu le surnom de Comète (de…)) n’est pas dû à un abonnement aux bancs solaires, et troisio, le film est tourné en grande partie en Louisiane et dans les plantations que, pour la raison deux, j’étais allée visiter avec mon paternel qui lui est tombé dans la marmite de bancs solaires quand il était petit. Du coup, il peut plus.

SAUF QUE. On imagine bien que l’esclavage n’était pas une balade de santé dans les grandes maisons de Louisiane. Et que, je le conçois, pour installer le cadre, il faut bien montrer un peu de réalité sur ce que les esclaves ont vécu. SAUF QUE. Montrer des coups de bâton une fois, montrer des coups dans la tronche deux fois, montrer des coups de fouets ok, montrer des coups de fouets encore, montrer des pendaisons en voici en voilà, dont une qui dure dure dure dure…Y’a un moment donné, cette réalité là dessert le film. Oui, c’est une historie vraie et oui tous ces faits ont du se passer. J’ai quand même compté 4 personnes qui quittaient la salle. Et on  n’était pas 30 au début. C’est quand même un gros pourcentage de gens qui, pour finir, seront passés à côté d’une histoire parce que, pour verser dans le sensationnalisme ou dans un souci de véracité, que sais-je,  les scènes de violence envers des êtres humaines sont « insoutenables ».

Concernant les acteurs, on aura la surprise de découvrir en négriers plus ou moins gentils c’est selon, Bénedict Cumberbatch, (Sherlock) qui ne doit plus avoir de souci pour payer son loyer ; Michael Fassbender, Paul Giamatti, et bien d’autres. Acteurs, qui dans leurs rôles de méchants, sont d’une extrême justesse. En gentil, il y a Brad Pitt qu’on voit, en tout et pour tout, 7 minutes. Et ça doit être leur justesse et la vision « gros plans » du réalisateur qui plongent le spectateur dans un état d’esprit  torturé. Parce qu’on a beau savoir que c’est un film, avec des acteurs,  des « coupez ! On la refait, repend-le plus haut s’il te plait » ou « fouette-la plus à gauche, veux-tu bien, pour que le sang jaillisse plus par là », perso, j’ai quand même dû construire une forteresse autour de moi pour ne pas ressentir la douleur. J’ai quand même bien sentie celle que ma voisine m’a infligée en sortant rageusement de ce film violent en me marchant sur le pied. Et donc, je me dis, quel est le message, Mr McQueen, quel était l’objet ? What’s the point ?  Puisque montrer un tel déferlement de violence, pour finir, ça fait fuir le spectateur. Oui, y’en a qui sont restés, comme moi. Mais qu’est-ce que j’ai appris ? Que dans le sud de l’Amérique y’avait de méchants êtres humains qui, dans leur illusion de toute puissance, utilisaient d’autres êtres humains comme des possessions en étant extrêmement cruels ?  Hummm, Je crois que pour apprendre ça,  la prochaine fois, je lirais le livre.

Et donc, supers acteurs ; hyper bien filmé ; profond dans la découverte des caractères mais hyper violent. Après une heure de film, j’avais l’impression d’être là depuis deux heures. Y’a un moment, on attend que ça cesse.

07 février 2014 ~ 0 Commentaire

Happy birthday to me.

Happy birthday to meeeee, happy birthday to meeee. Aujourd’hui, ça fait officiellement un an que je suis inscrite sur WW. Ça veut dire que ça fait aussi officiellement un an que, couchée comme une vielle moule dans mon divan, la bave au coin de la bouche, la tension à deux et une probable grosse envie de chocolat, mon cœur, malgré l’inactivité totale de corps et d’esprit, s’est mis à palpiter comme un cinglé et que je me suis dit : « Ouhala, faut faire un truc ». Non, c’était pas esprit criminel à la télé, ni Masacre à la tronçonneuse, mais peut-être que juste après, le corps svelte et sexy (faut le dire vite pour pas mentir longtemps) de Maurane a dû passer à la télé. Et donc, en deux clics trois mouvements de carte visa, me voilà inscrite pour la plus GROSSE aventure virtuelle de ma vie, WW Online. Qui l’eut cru quand même que ce truc à points aller marcher. J’avais beau être ronde (parce que le mot en G j’aime pas) depuis des années et avoir tester un sacrée masse de régimes, je me disais toujours : « mais je comprends pas, je mange pas tant que ça » J’mange pas tant que ça, mes fesses ! (elles, elles savent). M’a pas fallu une semaine pour me rendre compte que sur les 26 à 30 points d’une personne réglo, je devais être à 60-80 par jour. Mais comme ayant 35 kilos à perdre, et voyant qu’autour de moi le by-pass faisait de plus en plus d’adeptes, je m’étais dit, ok, 35 kilos mais j’ai 5 ans pour les perdre. A 40 ans, bistouri (si j’ai assez de tunes).

Et donc, c’est lentement mais sûrement que j’entame le bazar. Sans aucune pression. Et c’est probablement ça qui m’a sauvée. Puisque si y’a fête, et Dieu sait, Non de djal, qu’on est souvent attaqué par une fête sans prévenir, Dieu sait qu’on a quand même, régulièrement, une fête qui, inopinément, nous tombe sur la tronche…et bien si y’a fête, on ne commence pas à se priver et à compter des points. (je ne dis, évidement plus ça maintenant) Parce qu’au début, c’est facile, c’est par tranche de 1 à 3 kilos par semaine que ça diminue. On collectionne les étoiles, mais dès qu’on arrive dans les 27 pts, on fait bien moins les malignes. Parce qu’une fête et hop, plus 600 grammes, et quand y’a annif, Noël, nouvel an, annif, lapin…je vous dis pas plus combien. Si je connaissais le con qui a inventé la galette des rois, je lui ferais sauter le pont à cette andouille.

Il faut dire, que juste avant les fêtes, j’étais sortie de l’obésité. J’avais franchi ce nouveau cap. Et bien, paf, cadeau de Nowel, plus 2 kilos. Et donc, je retourne dans l’obésité. Et bien dans ma tête, y’a pas « pas eu photo ». Mon image a pris un coup. Je me voyais, y’a 2 ans en juillet à 107 kilos, je me voyais la semaine avant à 80,6 et youp je me revoyais d’un coup à 107 kg. Et bien, ça fait mal. Mais bon, j’ai géré, j’ai rattrapé à coup de fête ou pas, JE COMPTE,  gâteau -> piscine, tarte-> piscine, martini -> step, chips-> Vélo. Enfin bref, une journée à 27 pts, pour moi c’est une torture. Là, j’ai quand même vraiment du mal.

Mais, c’est gai. Enfin, je peux chanter telle la castafiore : « AAAAHhhh je riiiiiiis de me voiiir si beeeellle en ce miroir. »  Mais  maintenant que je vois, je vois tout ce qui reste à faire, et je vois tous les dégâts. Et le shopping, quelle galère, avant, je rentrais dedans, je prenais. Le temps qu’il me faut maintenant pour essayer dans une cabine, réessayer, la coupe, les coutures, comment ça tombe, ceci, cela et c’est PAREIL tous les matins devant le miroir. Et heureusement que j’emmène une copine qui m’oblige à prendre du 44 sinon je prendrais toujours du 48. Mais, c’est gai quand même.

Après, en plus de se gérer soi, il faut gérer les autres, leurs regards, leurs attaques insidieuses de jalousie. Hier, on m’a appelé la maigre. Ça m’a pas fait rire. Ce week-end, on m’a dit : « tu vas bientôt passer derrière une affiche », ça m’a pas fait rire. Mon papa m’a dit un jour : « on va bientôt plus te retrouver » ça m’a pas fait rire non plus. Un autre m’a dit : « Purée, t’as maigri, c’est Horrriiible » y’avait pas de lien, ça voulait dire, un truc genre, « vraiment beaucoup » mais ça m’a touchée quand même. Je comprends pas trop les « ça te va bien », j’imagine mal à qui ça ne va pas d’être plus mince. Je déteste les « ça change complètement ta personnalité » parce que j’aime pas l’idée ,  même si, je crois, que c’est une réalité. Et le pire c’est les « maintenant, t’arrête hein, tu vas creuser ton visage» la dernière fois, j’ai répondu : « ben oui, je préférais mon cul, mais je choisis pas ».  Alors, face à tous ses désagréments, je ne dirais qu’une chose les filles, même si on ne l’est plus, « Soyons fortes ».

05 juillet 2013 ~ 1 Commentaire

J’ai testé pour Vous Man of Steel qui n’a rien d’un superman

Je ne sais pas pour vous mais pour moi, superman, il vole au secours des gens, il porte une combi moulante avec un slip rouge moulant aussi et un grand S de Superman et n’a que faire de sa propre vie privée hormis se taper Loïs quand il est déguisé en Clark. Et bien dans Man of Steel, c’est po ça du tout.

First, on est sur Kripton, pendant,…longtemps. Bagarres, bébé, bagarres, prise de pouvoir, écroulement planétaire, tout le monde meurt. Pour les ceusses qui en avaient envie, on découvre vraiment pluton et toute son historique. Mais, oubliez les cristaux, la kryptonique, les gens tout de blanc vêtu, Marlo Brando, toussa. Ah non, c’est une nouvelle Krypton par Zack Snyder. Rien à voir. On rencontre les gentils, on rencontre les méchants, avec sa vrai tête de méchant (Michael Shannon a vraiment la gueule de l’emploi)  et sa combi  – « vieux pneu »parJeanPaulGaultier  – de méchant.

Bébé arrive sur terre, grandit, beaucoup, apparaît un bonar barbu qui a tellement de muscles que ça doit être lourd à porter (et qu’on veut bien l’aider) et qui a une voix (en VO, j’en pleurs encore) qui nous fait penser tout de suite « Vas-y, dis moi des trucs cochons » Faut voir comment il l’habille aussi, il porte les t-shirt XS sur un tripleXL , donc mesdames, ce Man of steel admirablement moulé par Henri Cavill vous fera vibrer les ovaires, au moins on en a un peu pour notre argent.

Flashs back, enfance difficile, quelques sauvetages discrets, rejet du monde, peur de l’inconnu, blablabla, Superman n’est toujours ni Clark, ni en slip moulant bordel!  A peine le deviendra t-il, à peine pourra-t-il se  mettre au boulot que le grand méchant déboule pour foutre la merde. L’alien n’a pas encore fait son boulot qu’un autre débarque. Et au milieu de tout ça, une gentille Loïs, qui selon moi n’a rien d’une Loïs: grands yeux vitreux, teint de blanche-neige, 1,40m en talon, Amy Adams est bonne actrice mais juste une erreur de casting.

Et donc, notre supergars et le méchant vont tout péter sous un fond de musique triste et de discours à la:  quel peuple et le tien? les humains ne sont que ce qu’ils sont, blablabla…

Vous aurez compris, pour les vrais amateurs de Superman en collant, celui-ci n’est pas ce que vous croyez, on dirait un mélange entre Smallville et Hancock avec tout ce que the Avengers  a de mauvais. Malgré des scènes de combat à faire pâlir les derniers StarWars et la présence de Russel Crow qui doit avoir des châssis à payer, Kevin Costner qu’on attend presque à voir sortir une balle de baseball et de Christopher Melloni qui aurait du rester à l’USV et d’un vieux Laurence Fishburn qui nous fait rêver à la grandeur de Morphéus, acteurs tous de qualité, cette grosse production ne nous rappelle pas le bon temps de feu Christopher Reeves. A tout casser la naissance d’un nouveau héros DC comics (aussi bonar soit-il)  qui a piqué la couturière de Superman, mais qui n’aurait rien à voir avec Kal-ELClarcSuperman.

 

 

 

 

 

 

 

03 juin 2013 ~ 0 Commentaire

« Toutes nos lignes sont occupées, nous traiterons votre appel au plus vite, merci de votre patience. »

 

Nombre sont ceux qui se moquent des chômeurs. Si, si ! Vous, nous, moi… pouvons sortir l’une ou l’autre blague désobligeantes sur le chômeur : celui qui glande, celui qui regarde « Les feux de l’amour », celui qui roule en BM pour aller pointer. Et bien, étant dans la situation depuis un mois, je vous assure que je n’imagine pas comment, qui que ce soit, peut y prendre plaisir. Comment qui que ce soit peut  « être » dans le sens : je consomme donc je suis, dans une telle situation.

« Toutes nos lignes sont occupées, nous traiterons votre appel au plus vite, merci de votre patience. »

La première épreuve consiste à se rendre au Forem pour s’inscrire en tant que demandeur d’emploi. J’ai encore eu de la chance : pas de files monstres. A ma première demande, j’étais en fait en préavis non presté et je n’ai reçu qu’une inscription comme demandeur d’emploi libre. Aucune autre information utile apparemment… Et donc, la dame passe au chômeur suivant. Or, je me suis rendue compte que cette gentille madame aurait pu m’informer de mon droit à bénéficier du passeport APE qui m’aurait permis de postuler à plus d’offres, mais passons. Me voilà du coup de retour pour mon passeport APE : on me fait remplir un document, on me fait patienter à côté d’une autre madame les yeux vissés sur son pc qui marmonne des trucs inintelligibles et me refile un papier qui s’avère être mon passeport APE. Devant mon « heu…vous m’expliquez ? », elle reste stoïque, soupire et m’explique les modalités. Suite à mon « merci madame et bonne journée à vous », elle écarquille les yeux et me renvoie un « oui, merci » surpris. Ensuite, c’est la réinscription comme vrai chômeur. File, attente. Un timide bonjour, un nouveau papier.

« Toutes nos lignes sont occupées, nous traiterons votre appel au plus vite, merci de votre patience. »

A la CSC, rebelote. File, attente… et un immense besoin d’être plus qu’un numéro : un nom.  Mais le C4 est mal rempli, et puis « vous venez trop tôt… repassez plus tard… avec les bons papiers ». Démarches, papiers, re-file et reçue par une gentille madame : mon dossier est enfin complet. Elle me remet la carte bleue pleine de carrés à noircir en cas de travail et me conseille de répondre aux offres d’emploi que m’enverrait le Forem. Même si c’est pour être coiffeuse. « Vous savez bien comment faire pour ne pas être prise » me souffle-t-elle. Cette semaine-là, j’ai cru avoir perdu mon nom, mais avoir reçu plein de numéros. La goutte qui a fait déborder le vase, c’est à la remise de la dite carte. La madame, affairée sur son ordi, ne m’a pas vue. Au « bonjour madame », elle n’a pas levé les yeux. Au « excusez-moi, où est-ce que je dépose ma carte ? », elle me la prise des mains. Au « Vous ne devez pas m’en donner une autre ? », elle a soufflé « derrière vous, sur le tourniquet ». Et je ne pourrais même pas me plaindre d’un comportement raciste, je crois qu’elle n’a même pas vu mes crollettes.

« Toutes nos lignes sont occupées, nous traiterons votre appel au plus vite, merci de votre patience. »

Et donc, dans cette immense période de doutes, ou mes lettres de motivations ne vont nulle part, ou l’entretien d’embauche est devenu aussi réaliste qu’une prime à la Région wallonne, ou j’ai perdu mon nom, mon identité, mes crollettes et ou Weight watcher fonctionne tellement bien qu’aux yeux de certains, je suis invisible. Mes interlocutrices chômage ne m’aident pas beaucoup. Chômage qui soit dit en passant ne m’a toujours pas été versé. Les créanciers, eux, se souviennent bien de mon nom et si ça continue comme ça, les huissiers vont vite connaître mon adresse aussi.  Et donc, là, je suis au téléphone depuis 39 minutes et 50 secondes :

« Toutes nos lignes sont occupées, nous traiterons votre appel au plus vite, merci de votre patience. »

Ma patience s’amenuise, comme ma personnalité. Je suis quelqu’un, je suis Comète, je suis Céline aussi. Je ne suis pas un numéro ! Bref, nous sommes. Ah merci de me lire, lecteur, nous sentons déjà que nous allons mieux.

« Toutes nos lignes sont occupées, nous traiterons votre appel au plus vite, merci de votre patience. » dans Chroniques de vie logo_texte_noir

31 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Episode 5

 

5 semaines à la maison et autant d’heure de télé et me voilà sortie de la société.  Je n’y ai plus de place, je suis perdue. Que faire, qui suis-je, à quoi sers-je ? Le pleurant se fait plus régulier, la télé, malheureusement, ça n’aide pas. Même en redécouvrant la trilogie du Seigneur des anneaux, et pourtant ça occupe.  De plus, des problèmes de santé commencent à apparaître, comme lorsqu’on bosse trop. Et malgré les heures à ne pas en toucher une, j’arrive encore à rater mon rendez-vous chez le doc alors qu’il m’a fallu 6 semaines pour l’avoir. N’ayant aucune contrainte dans la journée, je peux partir le matin et ne pas regarder l’heure, ne pas avoir à courir, ce qui en soit est bien, mais du coup, les regards vers l’agenda se font moins nombreux et donc, les rendez-vous qui y sont inscrits passent à la trappe.  Et puisque tout le monde sait que vous êtes à la maison, le moindre demi-jour de congé d’une copine et hop shopping. Perso, je ne m’en plains pas, sauf que Lundi Euralille, mardi Wazemmes, Mercredi virée à Bxl, Jeudi retour à Lille,… bon après quelques journées comme ça, on apprend vite à regarder sans acheter parce que le portefeuille ne suit pas.  Et puis, c’est toujours mieux que de tricoter toute seule devant la télé. Et puis, il a bien fallut que ça arrive. C’était bien de masquer le fait de se faire licencier en s’anesthésiant le cerveau devant la télé, en tricotant ou en étant toujours en vadrouille, mais y’a un moment faut juste intégrer le bazar. Et c’est venu d’un coup, comme une vague. Sauf que moi, les vagues de tristesse, elles me font peur. Si je me mets à pleurer, je ne m’arrêterais jamais.  Et puis, pas maintenant, y’a des gens, pas maintenant, y’a le tcho, pas maintenant, j’ai pas le temps. L’art de la procrastination touche aussi le moral. « Je serais triste demain, aujourd’hui, j’ai piscine ». Jusqu’au jour où, plus d’excuse, y’a personne, je suis juste toute seule dans mon fauteuil et j’ouvre les vannes. Ça a duré….47 minutes. Pas plus. J’ai maudit mes employeurs, j’ai maudit ces neuf dernières années destructrices, je me suis maudite moi d’y être restée si longtemps et après ça hop, j’avais d’autres trucs à faire.

Dès le lendemain, j’ai repeints mes portes, mon hall de nuit, ma cage d’escalier, j’ai fait des courses ciblées dans les magasins de déco, chez vidé un ikéa, j’ai transformé ma chambre à coucher, j’ai repris le bénévolat, j’ai eu une activité professionnelle même si non rémunéré, j’ai repris des responsabilités, j’ai refait la cuisine, j’ai éteint la télé et je me suis remise à lire. Un psy m’a un jour dit : « quelqu’un qui met de l’ordre dans sa maison met de l’ordre dans sa tête ».  Et bien voilà, j’ai craqué deux secondes et ça m’a permis de me remettre en route. J’ose à peine imaginer toutes ses années ou je me suis interdit de craquer pour ne pas être submergée. Normal que l’avant dernière fois ça a duré des mois. Alors se remettre en route, c’est bien. Toutes les mauvaises résolutions (télé, chocolat,..) disparaissent progressivement et deviennent accessoires. Malheureusement, quand  la vie reprend les quelques bonnes résolutions tombent à l’eau aussi. C’est quoi déjà le sport ?

31 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Episode 4

 

Semaine 4

Lors de la quatrième semaine, les activités se font encore de moins en moins nombreuses. Je zappe je zappe mais pour rester loin des jeux télévisés, je préfère encore zapper sur le net. C’est dingue ! Avez-vous déjà remarqué le temps qu’on peut passer sur le net en sautant d’une page à l’autre ? Et là, enfer et damnation, je me rends compte que d’autres ont compris que j’étais à la maison  à rien foutre. Voilà que je reçois des mails pour des jeux d’argent. Comment est-ce  possible ? Je me souviens que médiatrice de dettes, je recevais  des gens qui recevaient chez eux, en plus de ce genre de mails, des pubs « direct cash », des démarcheurs qui arrivaient à leur faire acheter un abonnement  téléphone-Internet-Télé Numérique alors qu’ils n’avaient ni télévision ni ordinateur. Y’aurait-il quelque part une base de données des chômeurs, des sous préavis, des personnes fragiles sur qui on peut marcher et à qui ont peut soutirer des sous sans ménagement ? Je n’ai jamais reçu autant de coup de fils de vente à distance que depuis que je suis là la journée. L’avantage c’est que cette bande de cons m’interpelle toujours par mon nom de femme mariée auquel je peux répondre un jouissif « non, vous vous êtes trompés, niark niark niark ».  L’avantage c’est que j’ai découvert des trucs que je n’avais pas le temps de faire avant. Les séries télé. J’ai donc commencé trois nouvelles séries télé que je ne connaissais pas. « How i met your mother » histoire de rire comme une tapée dans son fauteuil ou dans son bain en ce qui me concerte. Ce truc est hilarant. La seconde c’est  Walking dead, histoire de flipper un peu dans son fauteuil ou encore dans son bain. Maintenant que j’ai le temps de prendre des bains, je ne me gène pas. Le souci avec Walking dead c’est qu’en plus de flipper, l’eau devient froide et que j’ai le tremblant plus parce que l’eau est à 24 degrés que parce qu’un Walker est en train de courir après ce bonnard d’Andrew Lincoln. Ce qu’il faut gérer aussi avec les séries, c’est le temps. C’est pas le tout d’en avoir plein…et encore ça dure pas longtemps cette histoire (cfr épisodes suivants) c’est qu’un épisode d’une série peut facilement atteindre les 50 minutes. Prenantes comme elles sont, on atteint facile les deux, trois épisodes à la suite. Et tout d’un coup, alors qu’on n’a pas encore dîné, faut retourner chercher le tcho à l’école avec les yeux injectés de sang d’avoir maté 4 Walking dead entre minuit et 4 heures du mat, de s’être levé à 7h30 pour aller le conduire, de s’être rendormie jusqu’à midi,  et de s’en être enfilé trois autres en se levant.  Bref, les séries, c’est comme les jeux d’argent, vaut mieux avoir du boulot  pour y toucher, pour garder un semblant de vie normal.  Et c’est là qu’apparaît votre nouvelle arme : L’art de la procrastination. Parce que c’est pas comme si le temps qu’on a aujourd’hui, on ne l’aura pas aussi demain, et même parfois plus puisque le tcho sera à la garde son paternel.  Repeindre la cage d’escalier ? Ouais, je peux aussi le faire demain, Aller au container ? Ouais demain, c’est encore ouvert. Faire les courses ? C’est bon le pain il ne croustille pas dans que ça. Nettoyer, ranger, classer, postuler, écrire, peindre, frotter, poncer, sortir, faire sécher, cuire, frotter, décongeler, c’est incroyable le nombre de truc qu’on peut faire aussi demain. Et ce qui est dingue c’est que demain, y’aura encore des trucs à reporter, toussa pour savoir ce qui arrive à Sarah Waynes Collins. Heureusement, notre cerveau, en tout cas le mien, doit posséder un genre de trop plein pour la télé. Y’a un moment, il fait « Oh purée, chouette, une vaisselle » Perso, j’y peux rien. Si ça ne tenait qu’à moi…Y’a un autre truc sur lequel on a du se mettre d’accord. C’est que sortir en semaine, c’est pas graaaave.  Du temps ou Tournai-Bruxelles-Tournai était mon quotidien, jamais j’aurais imaginé aller me coucher après 22h30. Et bien il m’a fallut presque un mois pour me dire que ça, ça pouvait changer. Après, malheureusement, je n’au plus su fermer l’œil avant deux heures du mat et c’est toujours un peu le cas. Quand dormir est un hobby, c’est ennuyeux. Mais bon, y’a aussi demain pour ça.

31 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Communication Non-violente Mon cul (de noire)

 

Vendredi, alors que je m’adonnais à des activités bénévoles sans but lucratif, je gare ma voiture près de mon lieu de rendez-vous et, sous une averse battante, cours protéger mon brushing africain. Après de nombreuses heures de travail, je m’en retourne à ma voiture. Et voilà, que oh surprise, un 4×4 se gare derrière celle-ci et en sort, ce que je pense être une vielle connaissance trop heureuse de venir me saluer. Loin s’en faut. Une dame plutôt énervée tient à me dire quelque chose. La fenêtre conducteur étant « temporairement depuis 2 ans » impossible à ouvrir, j’ouvre ma portière et accueille, souriante, mon interlocutrice. Celle-ci, moins souriante, me hurle :

« Oh, vous n’avez pas vu que vous êtes garée devant mon entrée ? C’est une voie carrossable ça madame, faut repasser votre permis de conduire ..suivi de plusieurs paroles désagréables »

 

C’est alors, chers lecteurs, que s’enclenche en moi, suite à mes nombreuses (et coûteuses, autant que ça serve) études de psychologie, criminologie et formations à la communication non-violente et assertivité, une réaction d’écoute,  de compréhension et d’empathie (presque pathologique)  de cette dame énervée qui doit avoir de bonnes raison de se comporter de la sorte. Quelqu’un se gare probablement tous les jours devant son allée, qui soit dit en passant, a la largeur d’un caddie, son patron est peut-être infernal, son mari s’est barré…que sais-je ? Mais ce que je sais c’est que personne ne se met dans un état pareil pour rien. Je déploie donc mes connaissances.

« Écoutez Madame, je suis bien désolée de m’être garée devant chez vous (excuse), je vois bien que vous êtes en colère (reconnaissance du sentiment) mais j’avoue que je n’avais pas vu que c’était un chemin (dans lequel votre gros 4×4 de merde pourrait passer*) » *juste une pensée.

« Ben faut remettre une deuxième paire de lunettes, moi j’ai un enfant qui a 40 de fièvre et….. »

Chers lecteurs, je vous passe les multiples plaies de la Terre desquelles j’ai été rendue responsable.

« Ecoutez Madame, je vous ai présenté mes excuses, vous m’avez déjà insultée deux fois, je ne vois pas ce que vous recherchez ? »

« J’en ai rien à foutre de vos  excuses j’ai pris votre plaque, et…..blublublublublu »

C’est alors que revient en moi une autre théorie bien personnelle de « Types de personnalité selon Comète ». Ah, j’ai à faire à une « Causetoujours, j’ai envie de gueuler sur quelqu’un et peut-importe-ce que-tu dis-jenairienàfoutre »

« Et bien faites, Madame, portez plainte, vous désirez mes coordonnées peut-être ???? »

Suite à quoi, la dite Madame, encore plus furieuse de mon ironie éhontée, empoigne ma portière, me la claque  sur la tronche en gueulant : « Bougnoule » !

 

Aaaaaaaah, c’était donc ça. Non, cette Madame n’a pas un mari chiant ou un patron absent. Y’a juste que mon brushing crolettes gratuites après 4 minutes 30 sous la douche et mon teint Loréal Grain de soleil N°75 (qui descend quand même vachement sous les 18 mi-décembre) ne lui plaît pas. Et que du coup, tout ce que je pourrais dire ou faire  n’a aucun sens puisque je n’ai normalement pas voix au chapitre, que je suis une sous personne qui n’a qu’à donner le bâââton pour se faire battwe. Et que mes excuses, aussi plates soient elles, glissent sous la carapace de son indif..Que dis-je, de sa haine.

 

Et là, mon frère, j’ai senti pousser en moi l’énergie de la rébellion. J’ai senti que toutes les minorités du monde entier et de l’Afrique entière me soutenaient, j’ai réouvert ma porte et lui ai crié :

« Pardon ? En voilà une bonne raison de porter plainte parce que ça, c’est une infraction Madame. »

Alors que se garer quelque part où y’a aucun panneau qui dit qu’on peut pas, ce n’en est pas une.

Si nous avions été dans un film américain, l’hymne national aurait retenti, j’aurais parlé loud and clear et quelque part derrière moi aurait flotté la bannière étoilée au ralenti. Et vous, lecteur, vous auriez la larme à l’œil.

 

Sauf que la Madame ne devait pas être fan de films américains. Je l’ai vue fermer sa voiture toujours garée derrière moi, m’empêchant de sortir et revenir vers moi avec ce que j’ai cru être un pied-de-biche. Tout d’un coup, ma voiture m’a semblée bien vide. Plus de minorité latino-américaine, plus d’Afrique, pas le moindre asiatique chinois catholique, plus de gay noir,pas la moindre lesbienne,  il n’y avait plus que moi et mon trouillomètre à zéro. Ni une, ni deux, j’ai passé la première, j’ai emprunté un foutu chemin pas carrossable pour du tout  pour mon Berlingo, j’ai traversé son jardin (en m’imaginant écrire Black Power au frein à main) et j’ai pris la tangente en regardant la folle qui ne tenait ni pied de biche ni tronçonneuse ni arme d’aucune sorte et n’avait pas non plus de dents pointues.

 

Alors, communicateurs non-violents  de tous pays unissons-nous pour dire que Nom de Dieu, de temps en temps, un bon coup de batte de baseball, ça ferait aussi plaisir.

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31 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Episode 3

 

Semaine 3

Pour cette semaine, il n’y a plus trop de chose à faire. Les répétitions de chants  à l’école sont finies, je mets encore mon nez au sport. C’est déjà ça. En plus, pour motiver les adeptes, le club de sport a organisé des supers quiz de fêtes de fin d’année. Imaginez-vous deux minutes. Oui, imaginez VOUS parce que m’imaginez moi, vous seriez toujours en-deçà de la réalité. Hop, en train de courir sur place, hop passer à la machine suivante pendant 30 secondes, lever, plier, lever, plier, hop passer à la station « courir sur place », hop… Et ce pendant 30 minutes. Oui, j’avoue, j’ai pas pris la salle de sport la plus compliquée. Mais au milieu de tout ça, un gars, alors que vous dégoulinez de transpi et que votre souffle fait autant de bruit que Katrina, vous demande quel est le prénom du père fouettard.  Non mais franchement. Enfin, le résultat étant que ça a fait tout sauf me motiver. Du coup, y’a des jours, je ne vois personne. Y’a des jours, quand la petite est chez son père, je me lève à une heure assez indécente pour ne pas oser la citer, je déjeune à une heure assez indécente pour ne pas oser la citer et ce en regardant des séries télé souvent déjà vues l’avant-veille.  Mais le comble de la décadence, le  plus misérable du misérable, qui a, Dieu merci, provoqué un électrochoc dans mon divan et m’a fait me jeter dehors, c’est le jour où, je n’ai eu d’autre choix que de regarder… un jeu télévisé. Et là, non. Je me suis dit : « Comète, il faut instaurer des règles ! Ni « Plus belle la vie », ni « Les feux de l’amour-Dallas-Sunsetbeach-Amourgloireetbeauté » ni les jeux télévisés ». Ce serait le summum de la décadence et juste derrière ça, il y aura l’envoi de sms au tarot d’AB3. Et donc, j’ai enfilé mon manteau, non sans ayant avant ça pris une douche, m’être habillée à une heure assez ind… et  je suis sortie faire quelque chose de bien plus important : les courses de Saint-Nicolas ! À l’avance, genre, deux semaines avant. Et bien croyez-le ou pas cher travailleur que vous êtes, les dreamland et autres paradis fiscaux du jouet étaient assaillis. Faut croire que soit, plein de gens se sont fait licenciés, soit plein de gens ne travaillent pas, soit plein de gens prennent congé pour faire leur courses de Saint-Nicolas. Et donc, après avoir fait 300 fois le tours du magasins pour enfin ressortir avec la bonne petite voiture avec les bonnes références, je prends également un bon vieux scrabble à sa mémère  pour ma louloute de la part de son arrière-grand-mère. Le souci, quand on s’y prend avec autant d’avance, c’est qu’il faut gérer le temps qui sépare l’achat de l’offre. 16 dodos !! Oui, madame, j’ai du patienter 16 dodos  avant de voir les yeux émerveillés de ma progéniture. Sauf, que, dans cet intervalle de 16 dodos, arrière-grand-mère et moi avons pris l’initiative secrète de déballer le cadeau pour faire des parties endiablées à la maison de repos d’en face quand l’enfant usait ses fonds de culotte. Enfin endiablées, on s’entend. Déjà qu’il lui faut entre 17 et 24 minutes pour placer un mot (souvent à 3 lettres mais qui vaut 46 841 684 points parce que mot compte double et que sous le X, y’a lettre contre triple) et que souvent maintenant, elle le met à l’envers. Alors, surtout ne pas prévoir de passer voir arrière-grand-mère 5 minutes pour dire bonjour sinon c’est comme si on lui planter un couteau dans le cœur, mais quand on se dit : « Tiens, j’irai bien faire un scrabble en face », ben faut rayer la journée dans votre agenda. En plus, ça permet d’apprendre  tout qui est mort durant la semaine dans le grand Tournai et de faire des bonds de joie  quand vous placez COUCHES après avoir entendu des récits de fuites urinaires nocturnes, que c’est un scrabble et qu’il compte double. Et puis ça occupe. Pour les gens comme moi, c’est pas si mal. Et puis, pour les gens comme eux, c’est encore mieux.  Alors, tant qu’on a rien à foutre, on peut faire plaisir. Moi je dis, la vie serait plus belle pour tout le monde, si tous les glandeurs du monde faisaient pareil.

À bon entendeur, à la semaine prochaine, sauf si je suis débordée, vous l’aurez compris.

31 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Episode 2

Semaine 2

Le vide est passé. Mais quand même passer 4 heures par jour devant la télé ça pèse un peu . Surtout sur les fesses. Heureusement, y’a la salle de sport. Tous les lundis matin et le mercredi matin, et la suite logique serait le vendredi matin. Ben ça, y’a juste po moyen.  Le lundi et le mercredi, y’a l’enfant, donc faut se lever. Mais le vendredi, y’a pas l’enfant donc, dès dorénavant le vendredi matin n’existe plus. Il faut dire, qu’à force de pouvoir regarder la téloche jusqu’à pas d’heure, le lever se décale aussi de plus en plus et la sieste pareil et les repas avec et donc,  il arrive souvent qu’à 3 heures du matin je regarde le réveil les yeux grands ouverts. Bref, va falloir que j’achète une horloge biologique quelque part pour remettre les pendules à l’heure d’hiver. Le bon truc étant de trouver une activité matinale Et donc, ayant un temps infini à me consacrer, je suis retournée aux réunions du comité de parents. Dans l’école de ma fille, les réunions du comité de parents, c’est plus chouette que de faire un sauna. Et hop, me voilà embarquée dans une  chorale pour enfants de l’école et leurs parents volontaires. Deuxième semaines et voilà que je dois non seulement me lever pour aller conduire le tcho à l’école mais qu’en plus, je dois avoir pris ma douche avant. Croyez le ou non, se lever, jeter l’enfant à l’école en restant en pyjama, c’est faisable. En oubliant de sortir embrasser l’enfant devant les mamans « feux de l’amour » aux brushing parfaits.  L’idéal pour ça, c’est d’arriver à 8h32, quand on sonne à 8h30. Là, les autres parents sont tellement à la bourre qu’ils ne captent pas que cette mère là, ses cheveux ne toucheraient-ils pas le plafond de la voiture ?  Et donc, me voilà, parachuter dans toutes les classes pendant  le cour de religion pour apprendre des chants de Noël. Quoi de plus facile me direz-vous ? Sauf que le temps ou nous étions  en train d’user nos culottes courtes sur les bancs de l’école primaire, les bras croisés, un doigt sur la bouche (performance que personnellement je n’ai jamais réussie) est plus que révolue. Le silence en classe est un conte pour enfants sages. J’ai donc appris à ces gosses « Les anges dans nos compagnes » parfois en disant toutes les strophes « oh, y’a moyen d’en placer une ? » En fait, ce ne sont pas TOUS les gosses qui sont infernaux, mais devinez quoi, dans chaque classe y’a un môme sous Rilatine qui a oublié de la prendre au déjeuner et que moi-même j’aurais bien écrasé sur le coin du bureau, aligné avec sa latte pour qu’il l’a sniffe. Bon Dieu mais où vont-il chercher cette énergie ? En plus de ceux sous médocsquin’ontaucuneffet, y’a tous les Gad Elmaleh et Dany Boon qui en ont une bonne à raconter en plein « ont entonné l’hyyyymheuuuu des cieux » sans compter les « jpeux aller faire pipi ?», les  « madaaaaame, j’ai ma dent qui bouge » et les « mon papy aussi il va dans la montagne ».  Je me suis éclatée avec ces tchos, mais dans tous les sens du terme. Les deux matinées que j’ai passé là furent vraiment chouettes . Les deux après-midis du reste de la journée furent inexistantes. J’ai même pas du mettre Dierick . Je suis tombée comme une masse. Faut pas s’étonner qu’en émergeant  à 17h, à 3h du matin je regarde toujours le réveil.  Une chose dont je suis sûre quand un jour, je regarderai les offres d’emplois, je nierai les offres d’instituteur, que je ne suis pas, mais j’érigerai déjà une statue pour le pauvre mec qui répondra à cette annonce.

A la semaine prochaine.

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